1978-1991: les années Borelli
L’affaire de la double billetterie signifiera la fin de l’ère Hechter au PSG. Des billets vendus aux établissements scolaires qui auraient fait l’objet de fausses déclarations de recettes et une double billetterie alimentant une caisse noire vont venir ternir l’image du club. Une pratique hélas courante à une époque où les clubs avaient besoin de trouver des liquidités afin de pouvoir se payer les meilleurs joueurs (l’ASSE en sera victime quelques années plus tard).
Francis Borelli prend la présidence en 1978. Dominique Baratelli (super gardien transféré de l’OGC Nice) et Dominique Bathenay (encore jeune milieu auréolé de ses parcours européens avec Saint-Etienne) rejoignent le PSG qui réussira, au tournant des années 80, l’amalgame entre joueurs expérimentés et jeunes joueurs (Jean-Marc Pilorget, Jean-Claude Lemoult, Frank Tanasi, Luis Fernandez).
On sent que le PSG avance. Côté terrain, Georges Peyroche prône un jeu offensif qui séduit un public de plus en plus nombreux. En juin 1980, l’idole du foot français, Dominique Rocheteau, surnommé « l’Ange vert » lors de son passage à Saint-Etienne, rejoint la capitale bientôt suivi par Nabatingue Tokoto dit « Toko » puis Ivica Surjak l’année d’après.
Et le président embrassa la pelouse !
Le casting semble enfin réuni pour le premier titre. Ce sera la Coupe de France. Peu régulier en championnat face aux grosses écuries, le PSG est depuis quelques saisons une équipe de coup(e)s, capable sur un match de se surpasser pour battre les meilleurs.
Pour cette finale de Coupe de France 1982, on ne donne pas cher du PSG qui affronte le grand Saint-Etienne de Michel Platini, en partance pour la Juventus.
Menés 2-1, les Parisiens égalisent à la toute dernière minute grâce à Rocheteau. On se dirige vers les tirs au but. C’est la folie. Une partie du public envahit la pelouse que le président Borelli embrasse à genoux avec sa sacoche à la main ! Le PSG s’impose 6 tirs au but à 5 et le dernier tireur s’appelle Jean-Marc Pilorget.
Le PSG gagne aussi le droit de disputer l’année d’après sa première coupe d’Europe, la C2. Il atteindra les quarts de finale, éliminé par le club belge de Waterschei. Le match au Parc des Princes permettra d’établir le record du nombre de spectateurs : 49 575.
Re-belote en 1983, le PSG remporte sa deuxième Coupe de France face au FC Nantes 3-2 avec un match somptueux de son nouveau prodige yougoslave Safet Susic.
Le premier titre est annoncé !
1986 est une date importante pour tous les fans du PSG puisque c’est celle du premier titre deChampion de France. Emmené par Gérard Houiller, le PSG termine 1er avec 56 points (victoire à 2 points).
Ce titre sera malheureusement sans lendemain. Le PSG retombe dans ses travers et frôle de peu la relégation lors de la saison 87-88.
Houiller cède sa place. Avec Tomislav Ivic sur le banc, l’un des PSG les plus ennuyeux qu’il nous ait été donné de voir, termine le championnat à la deuxième place. 1 petit but et on ferme la boutique, c’est la philosophie de cette équipe ultra-défensive qui procède en contre. La presse va se faire un plaisir de découper notre équipe en deux, avec délectation, évidemment.
La décennie qui aura vu le PSG remporter ses premiers titres s’achève sans réelle passion. Tout juste note-t-on l’arrivée de Daniel Bravo, jeune toulousain prometteur révélé à Nice.




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